Ivresse des profondeurs.

Ecrire, c’est hurler sans bruit.

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Âpre solitude.

Elle est arrivée d’un coup. Comme une vague soudaine venue des abysses.

Petit à petit, le cœur se serre, un creux grandit au fond de mon esprit, une tristesse inexplicable, soudaine. Sans permettre au temps de poser des doutes, des interrogations. J’ai chaud, j’ai froid. Il me faut une présence, d’un ami, d’un amant. Que la chaleur de ses bras fasse fondre la glace en moi, que ses mots doux me rassurent, que sa compagnie me fasse oublier le goût amer de ma solitude continue. Que son rire m’enchante et que ses caresses me bercent, loin. Loin des larmes salées, des murs gris, du lit trop grand.
Petit à petit, la main nerveuse tremble comme à son habitude, mes joues s’humidifient des sanglots d’enfants, les lèvres ainsi que mes yeux rougissent. Une douleur aigre s’alimente de ma peine pour la transformer en haine et rancœur. Il n’écoute pas. Il n’est pas. Pas maintenant. Pas ici. 

Ailleurs. 

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إن تكن تبحث عن مسكن الروح فأنت روح، وإن تكن تفتش عن قطعة خبز فأنت الخبز، وإن تستطع إدراك هذه الفكرة الدقيقة فسوف تفهم أن كل ما تبحث عنه هو أنت.
(via batoooola)

(via whosjuliet)

2 notes

Canicule et dialogue muet.

Je sais qu’ils nous regardent. Non, je le sais. J’ai beau dévisager mes converse, j’en suis consciente. Je cherche aussi un sujet de discussion. Non, mais faut arrêter avec les cigarettes maintenant, j’ai mal à la tête. Je souris avant même que tu me parles, peu m’importe ce que tu diras, je sourirai. Non, parce que je sais que tu ne vas pas me parler de tes soucis. N’empêche tu pourrais. N’empêche tu l’avais fait, par le passé. N’empêche, ta vie privée n’est plus si privée que ça, finalement. Oui, oui tu as raison, il fait chaud. Mais tu as une robe d’été, toi, robe si légère que tu es obligée de la tenir pour qu’elle ne s’envole pas. Oui, parce que le petit bonus qu’on a dans cette ville infernale, c’est qu’il y a du vent, tu vois. Oui, ça compense. Je crois également que c’est pour ta robe toute ouverte sur le côté que la voiture s’arrête à côté. Certes, j’ai aussi un décolleté. Mais même. Oui je suis sûre qu’il va continuer à nous suivre. Non ça ne me gêne pas. Oui, moi aussi je me fais rire. Non s’il te plaît, pas encore une autre clope … Moi aussi je l’aime beaucoup. C’était pas si mal finalement, cette sortie. Oui, même s’ils nous regardaient. De toute manière, ils nous regardent encore. Oh, certes, ils sont différents. Nouvelles têtes, mêmes regards. Tu crois que c’est à cause de moi ? A mon avis, c’est ta robe. Non non, elle est jolie. Mais moi je la mettrais pas. Oh arrête de les regarder je t’en prie. Tu veux savoir ce que cet homme vient de te crier, de sa voiture ? Non crois moi tu ne veux pas savoir. Oui, moi aussi j’ai aimé le petit parc, même si les balançoires étaient trop basses. J’avais l’impression d’avoir les fesses à terre. 
Haha. Oui. Non. Non. Certes. Je crois. Paris. Et toi ? Aussi. J’ai aimé. Pas trop. Il a plu. Ça m’a plu. Haha. 
Silencieuse, moi ? Bon, oui, c’est vrai. Tu sais, je repense. Non, si tu continues à fumer je refuse de dire un mot de plus. (soupir) Allez d’accord. Non l’écrase pas tout de suite c’est du gâchis. Eh bien je repense, je repense au moment où vous étiez toutes les quatre en train de rire sous le soleil, avec vos cheveux dans le vent, et que moi je vous regardais, assise sur cette balançoire, et que ne vous connaissant toutes les trois, que par le biais de la quatrième, vous m’aviez fait sourire. Sourire d’une joie inexplicable, celle où l’on ne pense plus à rien que la boule de bonheur qui grandit en soi, celle où l’on se dit, c’est beau. C’est bon.
Tu sais, à ce moment là, j’avais envie de me mettre debout sur cette petite balançoire, de laisser le vent faire danser mes cheveux en arrière, dévoiler mon visage et de crier enfin … 
Je suis vivante.

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44 notes

Lui n’avait jamais vu son corps si abandonné, habité seulement du désir d’être pris et comblé. Elle s’épanouit sous ses caresses – l’adolescente avait disparu, la femme naissait.
(via wottan)

(Source : reinedidon, via hep-burn789)

8 notes

Post-punk en marche et règne lunaire.

La machine est déclenchée, j’essaye encore d’écrire, je titube comme à chaque fois, je soupire et m’allonge, pour regarder autour de moi. J’ai quitté la pièce qui me servait de chambre. C’est nouveau, ici. Je regarde tristement les albums éparpillés lascivement sur la table basse, les oreillers jetés à terre. Musset caresse Proust qui s’endort près d’Apollinaire. Je n’ai pas la force de lire, ni d’écrire, ni de parler. Il me faut réfléchir pour retrouver encore à quoi ressemble ma voix, même si elle résonne sans cesse dans mon esprit. A l’instant même où j’écris ces lignes, cette dernière se bouscule avec la voix épileptique de Ian Curtis. Parti trop tôt. Je regarde le plafond de la pièce, les nombreux spots tamisés au plafond me font penser à un spectre idiot qui rôderait près de moi. J’ai des frissons et des aigreurs d’estomac. Je peste en silence, je tais tout pour entendre enfin ma respiration. Le son calme et doux de ma respiration. Je pense à elle, je pense à lui, je pense à eux qui ne cessent de me rappeler que je ne suis pas au bon endroit, que mon quotidien sera vide sans eux.
Que ce n’est que lorsque je suis dans ses bras à lui, que lorsque je sens sa voix parcourir ma peau, son rire embaumer mon cœur, ses lèvres caresser les miennes, ses mains me dénuder,  que je me sens aimée et belle. Je regarde encore son nom gravé sur mon poignet. Quelque chose se serre en moi. L’ennui de la nuit qui m’étouffe encore.

[…]

Voilà que je suis distraite, toute l’inspiration s’éteint, ce texte ne vaut plus rien à mes yeux. 

Mon amour aux yeux verts me manque.

Classé dans mes écrits joy division p. ennui vide