Ivresse des profondeurs.

Ecrire ce n'est pas vivre.

9 notes

Drama mood.

Le bruit du café surgit. Son odeur pénétre la grande salle où les tables sont placées ça et là. Il y en a pour deux personnes. Quatre. Six. Et on fait comment quand on est seul, à trois, à sept ?
Personne n’entend. La café gronde, les gens parlent en criant. Pourquoi tout ce boucan ? Je fais danser la paille dans mon mojito.
Les voilà qui se lèvent. Un bel homme, les cheveux longs, brun. Une belle femme, les cheveux à ras du cou. Au milieu de la salle, il la tient par le bras, la tire vers lui, puis l’embrasse. Plus aucun son dans la pièce. Non un seul. Le serveur a fait tomber son plateau. Les morceaux de verre giclent, tout près de moi. Le bas de mes jambes nues saigne. Il n’a pas le temps de s’ excuser. Les amants s’ embrassent toujours.
Les cris d’indignation montent. Un vieil indien avec son turban agite ses mains ornées de bagues. D’où vient-il ? Sa fille, assise en face, se lève. Prends le premier serveur debout à côté et l’embrasse aussi. Il n’est pas surpris.
Les gens crient. Quelle infamie !! Arrêtez tout !! Un couple se regarde depuis longtemps. Se lève et s’ embrasse. Une table est renversée en face, des clients partent. Le serveur dans les bras de son indienne n’y pense pas.
L’alarme est déclenchée, les enfants continuent de manger, ils ignorent tout de la vie ici.
Une femme regarde son mari. Elle veut qu’il l’embrasse. Il fait non de la tête. Elle prend son sac et sort en pleurant. L’homme regarde sa tasse de café vide. Puis me regarde dans les yeux. Je le regarde. On se regarde. Il me sourit. Me séduit. Je lève la main. Le majeur est parti seul.
Les couples s’ embrassent toujours, les clients indignés vomissent et hurlent. Une vieille femme pleure. Peut - être parce qu’elle veut que quelqu’un l’embrasse. Son mari est allé contacter l’administration pour offense aux libertés personnelles, et manque de respect. C’est inacceptable ces jeunes qui s’ embrassent dans un lieu public. Inacceptable. Le chaos. Le début de la fin.
Tuons les.

Pierre-Louis est assis à côté de moi. Il sort une clope.
“Dis Salma c’est quoi le manque de respect ? Hier on m’a dit que je manquais de respect et j’ai demandé ce que c’était mais personne n’a répondu”.

Vous avez quatre heures.

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